L'Islande — Carnet de terrain Ch.03Les champs de lave
Carnet géoscientifique · L'Islande
Chapitre 03

Les champs de lave

Et si ces cailloux noirs avaient quelque chose à raconter ?
1300°C · HoluhraunVolcanisme fissurelC. Lémery
Holuhraun, champ de lave du Bárðarbunga
Holuhraun, champ de lave du Bárðarbunga
Holuhraun, champ de lave du Bárðarbunga
Carnet géoscientifique · L'Islande
Chapitre 03

Les champs de lave

Et si ces cailloux noirs avaient quelque chose à raconter ?
1300°C · HoluhraunVolcanisme fissurelC. Lémery
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Pas de douane à thème, mais presque.
À peine sorti de l'aéroport, le premier visage de l'Islande, ce sont des champs de cailloux roches magmatiques pétrifiées .
Magma, lave, basalt : trois mots, et ça commence →
planche 02
Pas de douane à thème, mais presque.
À peine sorti de l'aéroport, le premier visage de l'Islande, ce sont des champs de cailloux roches magmatiques pétrifiées .
Magma, lave, basalt : trois mots, et ça commence →
L’Islande · Ch.03 — Les champs de lave p.03

Pourquoi des champs de lave ?

Un champ de lave, c’est une roche magmatique pétrifiée : le magma a trouvé un chemin à travers les interstices de la croûte, s’est répandu, écoulé — puis a fini par se pétrifier.

Mais toutes les éruptions ne donnent pas un champ de lave qui s’étend à perte de vue. Il faut, pour ça, un magma particulièrement fluide — donc particulièrement chaud.

On appelle magma une roche entièrement ou partiellement fondue, sous la Terre. Et l’Islande, on l’a vu, est à la fois sur une zone de rift et sur un point chaud : la croûte y est très fine, la température grimpe vite avec la profondeur. De quoi former, sous certaines conditions, des poches de manteau fondu à environ 1300°C.

Quelques champs de lave, et une petite carte pour se repérer
Quelques champs de lave, et une petite carte pour se repérer
planche 03

Pourquoi des champs de lave ?

Quelques champs de lave, et une petite carte pour se repérer
Quelques champs de lave, et une petite carte pour se repérer

Un champ de lave, c’est une roche magmatique pétrifiée : le magma a trouvé un chemin à travers les interstices de la croûte, s’est répandu, écoulé — puis a fini par se pétrifier.

Mais toutes les éruptions ne donnent pas un champ de lave qui s’étend à perte de vue. Il faut, pour ça, un magma particulièrement fluide — donc particulièrement chaud.

On appelle magma une roche entièrement ou partiellement fondue, sous la Terre. Et l’Islande, on l’a vu, est à la fois sur une zone de rift et sur un point chaud : la croûte y est très fine, la température grimpe vite avec la profondeur. De quoi former, sous certaines conditions, des poches de manteau fondu à environ 1300°C.

L’Islande · Ch.03 — Les champs de lave p.04
Champ de lave aa colonisé par la mousse, bord de mer
Champ de lave aa colonisé par la mousse, bord de mer
Wikimedia Commons · M. Clarke Stuff · CC BY-SA 2.0

Coulées en graton (aa)

Haute température, manteau fondu : les conditions idéales pour une lave bien fluide. Ah — au fait, je n’avais pas précisé : une fois que le magma trouve son chemin vers la surface, la roche fondue s’appelle une lave.

Sur les champs de lave, on croise des structures très différentes. Les coulées en graton — type aa, comme disent les géologues en reprenant le mot hawaïen — sont déchiquetées, hérissées de boursouflures. En refroidissant, la lave s’épaissit et se fragmente : la roche devient friable, cassante, pas franchement agréable à traverser.

Une coulée aa en train de se former (vidéo, Geldingadalir 2021)
planche 04

Coulées en graton (aa)

Champ de lave aa colonisé par la mousse, bord de mer
Champ de lave aa colonisé par la mousse, bord de mer
Wikimedia Commons · M. Clarke Stuff · CC BY-SA 2.0

Haute température, manteau fondu : les conditions idéales pour une lave bien fluide. Ah — au fait, je n’avais pas précisé : une fois que le magma trouve son chemin vers la surface, la roche fondue s’appelle une lave.

Sur les champs de lave, on croise des structures très différentes. Les coulées en graton — type aa, comme disent les géologues en reprenant le mot hawaïen — sont déchiquetées, hérissées de boursouflures. En refroidissant, la lave s’épaissit et se fragmente : la roche devient friable, cassante, pas franchement agréable à traverser.

Pour aller plus loin Une coulée aa en train de se former (vidéo, Geldingadalir 2021)
L’Islande · Ch.03 — Les champs de lave p.05

Coulées en cordée (pahoehoe)

À l’inverse, on trouve aussi des coulées bien plus lisses, en cordée — type pahoehoe, toujours en hawaïen. Ce qui décide entre les deux, c’est la quantité de gaz dans la lave : bien dégazée avant de s’écouler, elle se solidifie en surface lisse et cordée (pahoehoe) ; s’il en reste, il fragmente la roche en s’échappant — et on retombe sur du aa.

En s’écoulant, la lave refroidit vite et forme une croûte qui isole thermiquement l’intérieur — au point que, après une éruption — comme celle de Sundhnúkur, sur la péninsule de Reykjanes, du 16 au 22 juillet 2025 — les roches peuvent rester liquides sous la surface pendant des mois, parfois des années. Solidifiée, cette lave de manteau donne une roche caractéristique, noire et friable : le basalt.

Voilà, trois mots appris : magma, lave, basalt. On va les recroiser souvent sur la suite du chemin.

Lave pahoehoe, texture cordée caractéristique
Lave pahoehoe, texture cordée caractéristique
Wikimedia Commons · Heidi Soosalu · CC BY-SA 3.0
planche 05

Coulées en cordée (pahoehoe)

Lave pahoehoe, texture cordée caractéristique
Lave pahoehoe, texture cordée caractéristique
Wikimedia Commons · Heidi Soosalu · CC BY-SA 3.0

À l’inverse, on trouve aussi des coulées bien plus lisses, en cordée — type pahoehoe, toujours en hawaïen. Ce qui décide entre les deux, c’est la quantité de gaz dans la lave : bien dégazée avant de s’écouler, elle se solidifie en surface lisse et cordée (pahoehoe) ; s’il en reste, il fragmente la roche en s’échappant — et on retombe sur du aa.

En s’écoulant, la lave refroidit vite et forme une croûte qui isole thermiquement l’intérieur — au point que, après une éruption — comme celle de Sundhnúkur, sur la péninsule de Reykjanes, du 16 au 22 juillet 2025 — les roches peuvent rester liquides sous la surface pendant des mois, parfois des années. Solidifiée, cette lave de manteau donne une roche caractéristique, noire et friable : le basalt.

Voilà, trois mots appris : magma, lave, basalt. On va les recroiser souvent sur la suite du chemin.

L’Islande · Ch.03 — Les champs de lave p.06
Coulée du Krafla, sentier dans le graton
Coulée du Krafla, sentier dans le graton

Krafla — 1975-1984

Le Krafla est un volcan très actif du nord de l’Islande, posé sur la ligne de rift. Son éruption de 1975 à 1984 — les Kröflueldar, « feux de Krafla » — correspond à un écartement de 900 cm. La séparation des plaques n’est donc vraiment pas un mécanisme continu : la zone avait connu un épisode de même ampleur entre 1724 et 1729, et plus rien de notable pendant les mille ans entre les deux. Le rythme habituel du rift, environ 2 cm par an, s’est ici joué en seulement 15 ans.

Sur la coulée, le lichen commence à s’installer au bout de 40 ans — on est donc encore tôt dans l’histoire.

planche 06

Krafla — 1975-1984

Coulée du Krafla, sentier dans le graton
Coulée du Krafla, sentier dans le graton

Le Krafla est un volcan très actif du nord de l’Islande, posé sur la ligne de rift. Son éruption de 1975 à 1984 — les Kröflueldar, « feux de Krafla » — correspond à un écartement de 900 cm. La séparation des plaques n’est donc vraiment pas un mécanisme continu : la zone avait connu un épisode de même ampleur entre 1724 et 1729, et plus rien de notable pendant les mille ans entre les deux. Le rythme habituel du rift, environ 2 cm par an, s’est ici joué en seulement 15 ans.

Sur la coulée, le lichen commence à s’installer au bout de 40 ans — on est donc encore tôt dans l’histoire.

Le sentier longe la coulée de 1975-1984La coulée s'étend jusqu'aux montagnesRetour, la coulée derrière soi
Halte — Krafla
01 / 03
Krafla, nord de l'Islande · été 2025

Un sentier entre graton noir et collines vertes — la lave d'hier, la mousse de toujours.

Halte — Krafla
Krafla, nord de l'Islande · été 2025

Un sentier entre graton noir et collines vertes — la lave d'hier, la mousse de toujours.

01 / 03 Le sentier longe la coulée de 1975-1984
Le sentier longe la coulée de 1975-1984
02 / 03 La coulée s'étend jusqu'aux montagnes
La coulée s'étend jusqu'aux montagnes
03 / 03 Retour, la coulée derrière soi
Retour, la coulée derrière soi
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L’Islande · Ch.03 — Les champs de lave p.08

Laki — l'année sans été

Le champ de lave s’étend à perte de vue — le lichen a tout recouvert. Le volume rejeté par les cônes du Laki (Lakagígar) est colossal : l’éruption a duré de juin 1783 à février 1784 et a produit environ 15 km³ de lave basaltique, en coulées de type aa, sur 60 à 75 km, recouvrant 565 km².

L’éruption a aussi rejeté d’énormes quantités de gaz, perturbant le climat de tout l’hémisphère nord — en Europe, ça a contribué au petit âge glaciaire, donc à des famines, donc (entre autres) à la Révolution française. En Islande même, les conséquences ont été désastreuses : environ 25 % de la population, soit environ 10 000 personnes, sont mortes — principalement de faim, la végétation et le bétail ayant été détruits.

Le champ de lave du Laki, aujourd'hui recouvert de lichen à perte de vue
Le champ de lave du Laki, aujourd'hui recouvert de lichen à perte de vue
planche 08

Laki — l'année sans été

Le champ de lave du Laki, aujourd'hui recouvert de lichen à perte de vue
Le champ de lave du Laki, aujourd'hui recouvert de lichen à perte de vue

Le champ de lave s’étend à perte de vue — le lichen a tout recouvert. Le volume rejeté par les cônes du Laki (Lakagígar) est colossal : l’éruption a duré de juin 1783 à février 1784 et a produit environ 15 km³ de lave basaltique, en coulées de type aa, sur 60 à 75 km, recouvrant 565 km².

L’éruption a aussi rejeté d’énormes quantités de gaz, perturbant le climat de tout l’hémisphère nord — en Europe, ça a contribué au petit âge glaciaire, donc à des famines, donc (entre autres) à la Révolution française. En Islande même, les conséquences ont été désastreuses : environ 25 % de la population, soit environ 10 000 personnes, sont mortes — principalement de faim, la végétation et le bétail ayant été détruits.

Le lichen a recouvert toute la couléePremiers colonisateurs : lichens et moussesSous la mousse, le graton est toujours là
Halte — Laki
01 / 03
Lakagígar · été 2025

Des fontaines de lave de 800 à 1400 m, un débit comparable à celui du Rhin — et aujourd'hui, plus un bruit, juste la mousse.

Halte — Laki
Lakagígar · été 2025

Des fontaines de lave de 800 à 1400 m, un débit comparable à celui du Rhin — et aujourd'hui, plus un bruit, juste la mousse.

01 / 03 Le lichen a recouvert toute la coulée
Le lichen a recouvert toute la coulée
02 / 03 Premiers colonisateurs : lichens et mousses
Premiers colonisateurs : lichens et mousses
03 / 03 Sous la mousse, le graton est toujours là
Sous la mousse, le graton est toujours là
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L’Islande · Ch.03 — Les champs de lave p.10
Un ancien tunnel de lave, repris par la rivière
Un ancien tunnel de lave, repris par la rivière

Des tunnels sous la lave

En refroidissant, une coulée forme vite une croûte solide en surface — mais en dessous, la lave reste liquide et continue de s’écouler. Si elle finit par se vider entièrement, elle laisse derrière elle… un tunnel.

Dans les hautes terres, certaines rivières ont trouvé leur chemin à travers d’anciens épanchements pétrifiés — en empruntant, au passage, les tunnels que la lave avait creusés avant elles. Le résultat, vu d’en bas, ressemble à une arche de pierre noire : pas un pont construit, un toit de lave qui a tenu.

planche 10

Des tunnels sous la lave

Un ancien tunnel de lave, repris par la rivière
Un ancien tunnel de lave, repris par la rivière

En refroidissant, une coulée forme vite une croûte solide en surface — mais en dessous, la lave reste liquide et continue de s’écouler. Si elle finit par se vider entièrement, elle laisse derrière elle… un tunnel.

Dans les hautes terres, certaines rivières ont trouvé leur chemin à travers d’anciens épanchements pétrifiés — en empruntant, au passage, les tunnels que la lave avait creusés avant elles. Le résultat, vu d’en bas, ressemble à une arche de pierre noire : pas un pont construit, un toit de lave qui a tenu.

La rivière trace son lit dans la coulée pétrifiéeUne chute, là où la lave a cédéLe lit serpente entre les blocsPlus loin, le delta s'étale dans la coulée
Halte — Sur le toit des tunnels
01 / 04
Hautes terres · été 2025

La rivière a trouvé son chemin dans la coulée pétrifiée — parfois en creusant, parfois en empruntant les tunnels que la lave avait laissés.

Halte — Sur le toit des tunnels
Hautes terres · été 2025

La rivière a trouvé son chemin dans la coulée pétrifiée — parfois en creusant, parfois en empruntant les tunnels que la lave avait laissés.

01 / 04 La rivière trace son lit dans la coulée pétrifiée
La rivière trace son lit dans la coulée pétrifiée
02 / 04 Une chute, là où la lave a cédé
Une chute, là où la lave a cédé
03 / 04 Le lit serpente entre les blocs
Le lit serpente entre les blocs
04 / 04 Plus loin, le delta s'étale dans la coulée
Plus loin, le delta s'étale dans la coulée
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L’Islande · Ch.03 — Les champs de lave p.12

Bárðarbunga — le record

Cette coulée vient d’un volcan situé sous le glacier Vatnajökull : le Bárðarbunga. C’est l’épanchement le plus important enregistré depuis 200 ans — en 6 mois (2014-2015), 1,4 km³ de lave ont recouvert 85 km² (environ 80 % de la surface de Paris), sur une épaisseur moyenne de 14 m, jusqu’à 40 m par endroits. Le champ de lave qui en résulte porte un nom : Holuhraun.

Cet épanchement a détourné le fleuve glaciaire Jökulsá á Fjöllum vers l’est. Et heureusement : le magma a trouvé son chemin sous la glace à travers des fissures pour émerger à l’air libre. Sans ça, on aurait pu avoir une fonte partielle du glacier — et un déversement cataclysmique d’eau sur les basses terres.

Holuhraun, sable volcanique et blocs de lave à perte de vue
Holuhraun, sable volcanique et blocs de lave à perte de vue
planche 12

Bárðarbunga — le record

Holuhraun, sable volcanique et blocs de lave à perte de vue
Holuhraun, sable volcanique et blocs de lave à perte de vue

Cette coulée vient d’un volcan situé sous le glacier Vatnajökull : le Bárðarbunga. C’est l’épanchement le plus important enregistré depuis 200 ans — en 6 mois (2014-2015), 1,4 km³ de lave ont recouvert 85 km² (environ 80 % de la surface de Paris), sur une épaisseur moyenne de 14 m, jusqu’à 40 m par endroits. Le champ de lave qui en résulte porte un nom : Holuhraun.

Cet épanchement a détourné le fleuve glaciaire Jökulsá á Fjöllum vers l’est. Et heureusement : le magma a trouvé son chemin sous la glace à travers des fissures pour émerger à l’air libre. Sans ça, on aurait pu avoir une fonte partielle du glacier — et un déversement cataclysmique d’eau sur les basses terres.

Un bloc de lave émerge du sable volcaniqueLe sable a envahi les anciennes fissuresLe vent dessine des rides sur 85 km²Sable et cendre, à perte de vueLes derniers blocs de la coulée de 2014-2015
Halte — Holuhraun
01 / 05
Holuhraun · été 2025

Du sable volcanique, des blocs de lave, et 85 km² de silence — la coulée la plus récente du carnet.

Halte — Holuhraun
Holuhraun · été 2025

Du sable volcanique, des blocs de lave, et 85 km² de silence — la coulée la plus récente du carnet.

01 / 05 Un bloc de lave émerge du sable volcanique
Un bloc de lave émerge du sable volcanique
02 / 05 Le sable a envahi les anciennes fissures
Le sable a envahi les anciennes fissures
03 / 05 Le vent dessine des rides sur 85 km²
Le vent dessine des rides sur 85 km²
04 / 05 Sable et cendre, à perte de vue
Sable et cendre, à perte de vue
05 / 05 Les derniers blocs de la coulée de 2014-2015
Les derniers blocs de la coulée de 2014-2015
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L’Islande · Ch.03 — Les champs de lave p.14

Trois mots, partout

Magma, lave, basalt — et puis aa, pahoehoe, tunnels, lichens qui comptent les décennies. À chaque coulée son histoire : un écartement de rift, une catastrophe climatique, un record vieux de dix ans à peine. Et sous nos pieds, ça continue.

Le basalt, c’est la mémoire solidifiée de tout ça.

basalt
planche 14

Trois mots, partout

Magma, lave, basalt — et puis aa, pahoehoe, tunnels, lichens qui comptent les décennies. À chaque coulée son histoire : un écartement de rift, une catastrophe climatique, un record vieux de dix ans à peine. Et sous nos pieds, ça continue.

Le basalt, c’est la mémoire solidifiée de tout ça.

basalt
L’Islande · Ch.03 — Les champs de lave p.15

Et maintenant, le rift

On a vu d’où vient la lave, ce qu’elle devient en refroidissant, et les traces qu’elle laisse — d’un siècle à deux cents ans, toutes fraîches à l’échelle géologique. Reste à comprendre ce qui, sous l’Islande, continue de l’alimenter : le rift lui-même, et le pont qu’il sépare un peu plus chaque année.

Le Krafla nous l'a rappelé : sous ces champs de lave, le rift continue de s'écarter. C'est là qu'on va, juste après.

planche 15

Et maintenant, le rift

On a vu d’où vient la lave, ce qu’elle devient en refroidissant, et les traces qu’elle laisse — d’un siècle à deux cents ans, toutes fraîches à l’échelle géologique. Reste à comprendre ce qui, sous l’Islande, continue de l’alimenter : le rift lui-même, et le pont qu’il sépare un peu plus chaque année.

Le Krafla nous l'a rappelé : sous ces champs de lave, le rift continue de s'écarter. C'est là qu'on va, juste après.

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